L’autonomie, mode d’emploi – Etty Buzyn

Grâce à un co-voiturage, j’ai reçu ce livre en remerciement de la part de Jacqueline, qui se reconnaitra, et que je remercie à mon tour.

Le message que je retiens de ce livre est « ne lâchez pas vos enfants trop vite », ne confondez pas autonomie et abandon. Les enfants ont besoin de cadre.

  • Le cadre ne signifie pas obéissance aveugle.
  • Autonomie ne signifie pas « tout seul ».

L’enfant a aussi besoin qu’on le regarde faire tout seul.

Le parallèle est grand avec le management et en particulier, avec le leadership situationnel. Déléguer, c’est un processus qui commence avec un cadre et qui donne des permissions de plus en plus grandes, au fur et à mesure de l’autonomisation du collaborateur. Il est question Livre autonomied’assurer une présence, un soutien, une acceptation des essais et erreurs dans un cadre à la fois ferme et dont les contours s’adoucissent au fur et à mesure. Cela permet en outre au manager de pouvoir faire confiance, au fur et à mesure des progrès.

Quelques extraits marquants:

« Aucun enfant ne souhaite être plus fort que l’adulte et obtenir le contrôle de la situation. Si tel est le cas, il se trouble, panique et est prêt à tout pour obliger l’adulte à reprendre le contrôle qui lui revient ».

Parmi les professionnels sociaux que je rencontre, nombreux sont ceux qui rejettent le cadre et le confondent avec « être désagréable au niveau de la relation, freiner la personne ». J’espère que ces extraits leur permettront d’envisager l’utilité de poser le cadre et l’impact positif que crée sur les personnes, quand cela est bien fait. A cet effet, voici un autre extrait:

« Vis-à-vis de l’enfant qui par son immaturité se trouve dépendre de l’adulte, ce dernier, fort de son autorité, se limite souvent à l’alternative « interdire ou obliger », plutôt que de l’accompagner dans sa recherche personnelle. Il croit sans doute ainsi le protéger du pire alors que, ce faisant, il l’empêche de progresser à son rythme et de trouver les solutions par lui-même en faisant appel à sa propre crédibilité. Car forcer un enfant à se conformer systématiquement aux ordres ne peut que générer, à l’âge adulte, une tendance aux comportements stéréotypés. C’est le conditionner par la contrainte, l’inverse d’un accès véritable à l’autonomie. En effet, il y a « contraintes » et « contrainte ». Les première protègent la sécurité de l’enfant et balisent son espace de liberté, évitant ainsi qu’il envahisse celui du voisin. Ce sont les limites du respect de soi et des autres, indispensables à la vie sociale. A l‘inverse, la contrainte gratuite et coercitive, produit d’une autorité arbitraire, fait de l’enfant un objet manipulable à merci, lui interdisant le droit d’accéder à la compréhension et à la maîtrise de son environnement. Cette dernière ne sert qu’à la domination de l’enfant par l’adulte. »

La théorie U : être connecté à la source comme moteur d’un futur qui demande à émerger

Je me suis souvent insurgée contre l’idée que « si les collaborateurs vont bien, l’entreprise va
bien ». Selon moi, l’un n’est pas la conséquence automatique de l’autre. martine-perd-son-temps-sur-facebook-241x300J’ai déjà rencontré des personnes qui se sentaient comme des coqs en pâte et qui profitaient laaaargement des heures
de travail pour régler es affaires privées, de manière récurrente. Ou qui envoyaient bouler leur patron qui leur faisait une remarque.

L’inverse, par contre, me va : « lorsque les collaborateurs vont mal, l’entreprise va mal ». Cela donne des vendeurs non concernés par le client « non, nous n’avons plus cette pointure. » ou encore des problèmes qui ne se résolvent pas car les données se perdent « c’est mon collègue qui a les données – c’est ma collègue qui s’en occupe », etc.

Pour moi, veiller à ce que le climat d’entreprise ainsi que son relationnel soit satisfaisant est une condition nécessaire et non suffisante à la motivation. Mais à l’inverse, j’ai travaillé dans des sociétés où on ne retrouve pas spécialement le respect et pourtant les personnes se donnent à fond.

Alors …?

Jusqu’ici, je pensais qu’à côté du climat respectueux et satisfaisant, il s’agissait de stimuler les personnes et que cela pouvait se faire via les exigences de l’entreprise : le résultat de l’un est le défi de l’autre, dans de bonnes conditions – cela peut le faire. Et je m’interrogeais : pourquoi est-

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ce que « juste » un bon climat ne suffit pas? Comment cela se fait-il que les personnes ne se mettent pas en route toutes seules dès lors où elles ne sont plus dans des conditions déplorables mais au contraire dans de bonnes conditions? Mystère.

 

Et puis, qu’est-ce qui fait que d’autres se donnent à fond alors que le climat est « exploitant »? Là, j’avais des ébauches de réponse: les personnes courent après la reconnaissance d’un patron mais ne l’obtiennent pas et recommencent encore et encore, sans perdre espoir, en parallèle d’une reconnaissance familiale non obtenue (tout cela inconsciemment). Ou encore des collaborateurs cherchent à nourrir leur estime d’eux-même par le biais de l’excellence au travail (par exemple dans certaines sociétés de

puits-sans-fond consultance haut de gamme) et cela ne s’arrête jamais, car l’augmentation des compétences n’est jamais assez suffisante pour combler le trou de la mésestime de soi, etc. Mais je ne voulais pas imaginer d’entreprise qui obtiendrait de la motivation sur ce genre de base.

Mais donc, s’il est question d’offrir une qualité de climat mais ne pas jouer sur base de blessures pour motiver, comment obtenir cet élan de la part des personnes? Cet élan qui fait la différence?

La conférence sur la théorie U, organisée par l’EMCC (association européenne de coaching et mentoring) en ce mois de juin 2016, m’a soufflé une suggestion de réponse, que je transforme selon ma compréhension et mes idées :

Quand la personne est connectée à son projet de vie, quand elle est en lien avec l’entièreté d’un futur qui est le sien et qui demande à émerger, alors elle est en contact avec une source génératrice, elle a l’élan, la volonté d’avancer, de créer son chemin.

theorie U

Voici donc ma réflexion nourrie. Et d’autres questions qui restent en suspens. Comme : est-il réaliste d’espérer une telle qualité de climat? La personne doit-elle avoir « résolu » ses grosses difficultés pour être en contact avec cette source ou pas nécessairement – voire est-ce le contact avec cette source qui l’aidera au mieux à dépasser ses difficultés? Etc., etc.

Bref, en attendant, il reste la vaisselle à faire, comme j’aime à rappeler.

Nous sommes 6 mois plus tard et je visionne un documentaire qui alimente ma réflexion sur « être connecté à la source comme moteur d’un futur qui demande à émerger ». Ce documentaire reprend des tas d’idées dans lesquelles crois : « Quand une personne entre dans une pièce, son énergie la précède », « L’homme est fort des choses dont il peut se passer », « être conscient de son fonctionnement et faire avec », « être « dans sa puissance », ce n’est pas avoir moins de problèmes que les autres, c’est avoir l’énergie de les gérer », nous sommes responsables de ce qui nous arrive (cf. aussi la théorie de l’Element Humain), etc. Si ce n’est pas assez rationnel pour rien: prenez juste ce qui vous est utile! Sinon: profitez un max!

Comment l’exigence de performance booste l’humain

J’entends souvent des personnes qui hésitent entre exiger de l’excellence et se montrer compréhensif au niveau humain. Comme s’il fallait choisir.

Un collaborateur se rendait compte qu’il perdait les moyens lorsque son responsable lui demandait des comptes dans l’un ou l’autre domaine. Prenant son courage à deux mains, il demande à pouvoir être prévenu de ces demandes, afin de pouvoir se préparer.

Il répond ainsi à la demande de son manager et il tient compte de lui-même. Son manager entend la demande mais la refuse. En effet, il est impossible pour lui d’anticiper et, de toute façon, le collaborateur doit pouvoir répondre de l’état de ces indicateurs-clés, quel que soit le moment.

Voici donc le collaborateur face à une difficulté qu’il n’imagine pas soluble. Il est au pied du mur. Il le mentionne. Le manager s’interroge sur ce blocage.

Prenez de l

Le collaborateur, sentant qu’il faut trouver une solution dans tous les cas, confie qu’il se bloque car il ne sait pas trop ce que son manager pense dans ces moments : son verbal est positif mais le non verbal est tendu.

Et lui, ça le paralyse, du coup. Le manager accepte de réfléchir à cette remarque et énonce que les émotions n’ont rien à voir avec le travail et qu’il ne souhaite pas se dévoiler. La voilà la clé!

Le collaborateur est confirmé dans son intuition que quelque chose de non-dit se passe effectivement lors de ces échanges et le manager reçoit la demande de faire part de ses émotions liées au travail, pas de sa vie intime.

Grosse discussion sur les différences entre les émotions, la vie privée, le pourquoi de l’alignement de la communication verbale et non-verbale.

Et voilà deux personnes débloquées dans leur performance et soulagées au niveau personnel.

Quand l’exigence de performance booste l’humain.

Innerly Connected, Outstanding Results.

Le contrat triangulaire – 2 questions peu posées et si protectrices!

En tant que coach, j’ai été à plusieurs reprises surprise lors de l’évaluation de mes coachings: le coach n’avait pas atteint ses résultats en tant que tels mais tout le monde était très content. Je me suis interrogée: est-ce que nous n’avions pas suffisamment fait émerger la demande latente au départ? Est-ce que nous avions agi au bon niveau, justement? Mais quid, du coup, si un jour le coaché atteint ses résultats mais que le donneur d’ordre est quand même mécontent? Mon besoin de justice m’a poussé à chercher comment je pouvais procéder. J’ai relu la théorie sur le contrat triangulaire et n’y ai pas trouvé mes réponses. J’ai interrogé 4-5 personnes senior en coaching: pas de réponse satisfaisante pour moi. J’ai interrogé un de mes superviseurs : pas plus de réponse qui me convenait. Alors j’ai trouvé deux questions clés, que j’utilise avec succès depuis et j’ai le plaisir de vous livrer ci-dessous.

Une personne qui décide d’entreprendre un coaching et de le payer fera partie d’un contrat bilatéral : un contrat entre elle et l’intervenant.

Une personne qui entame un coaching financé par une tierce personne ayant un droit de regard sur la démarche, fera partie d’un contrat triangulaire au moins. Chaque personne a des attentes, explicites et/ou implicites, envers les deux autres. Les personnes souhaitent que ces attentes soient rencontrées mais celles-ci ne sont pas toujours verbalisées ou encore, peuvent entrer en opposition avec les attentes des autres. Verbaliser les attentes et intégrer les différents contrats est souvent conseillé.

La complémentarité des contrats est importante car elle aborde des relations différentes :

  • Contrat relationnel: c’est la relation entre coach et coaché. Il fait notamment la différence entre relation d’aide professionnelle et sauvetage.
  • Contrat d’affaires: entre le coach et l’entreprise, il comporte les aspects pratiques (ex. durée, coûts, annulations).
  • Contrat social: il formalise l’engagement entre l’entreprise et le coaché par rapport à cette mission.

Même si chaque contrat concerne en direct deux parties, il influence la troisième:

  • Le coaché doit connaître au minimum certaines modalités du contrat d’affaires, comme par exemple les modalités de report d’une session de coaching, vu qu’il les influence.
  • Autant les objectifs établis entre l’entreprise et le coaché les concernent directement, autant le coach vérifie qu’une démarche de coaching est pertinente pour aider à les atteindre. Il peut également les faire traduire en indicateurs acceptés de chaque partie afin d’aider à une évaluation ultérieure légitime des résultats atteints par le coaché.
  • Autant le contenu des échanges entre le coach et le coaché est confidentiel, autant l’entreprise doit savoir que la responsabilité d’atteindre les objectifs reste chez le coaché. De plus, l’entreprise a souvent des attentes non exprimées envers le coaching. Pour les faire émerger, je vous conseille les deux questions suivantes:
    • qu’est-ce qui ferait que vous soyez content du coaching alors que le coaché n’a pas atteint ses objectifs?
    • qu’est-ce qui ferait que vous soyez insatisfait du coaching alors que le coaché a atteint ses objectifs?

Attention que dans certains cas, il peut être judicieux de garder une part d’informel et de flexibilité.

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Notons que ce concept de contrat triangulaire s’applique dans des tas de domaines de la vie quotidienne, comme par exemple :

  • la relation entre les parents – l’instituteur – l’enfant durant les réunions suite à la remise des bulletins durant l’année scolaires;
  • la relation entre le syndic – le propriétaire – le locataire;
  • la relation entre une entreprise, une société d’interim management, l’interim manager placé.

Bonnes triangulations à vous!

Se donner corps et âme : vraiment? (Article entier)

Se donner corps et âme, vraiment?

stress managementCes collaborateurs dont toute entreprise rêve … Ceux qui se montrent enthousiastes, qui abattent beaucoup de travail, qui prennent des initiatives, qui donnent plus qu’à leur tour un coup de main … Vous voyez qui c’est dans votre entreprise?

Voici leur histoire possible…

Comme chacun d’entre nous en début de journée, Samir et Chloé (appelons-les comme cela) ont leur corps qui se prépare à affronter le premier stress du matin : se réveiller. Leurs glandes sécrètent les hormones nécessaires pour les aider à s’animer. Puis, imaginons un schéma classique de travail en journée: ils ont une première tranche de travail, où le corps continue à déverser les hormones nécessaires pour les aider à faire face et, vers 10h15, ils font une pause. Le niveau d’hormone redescend et se transforme, le corps se ressource un peu et hop, il est prêt à repartir. En route jusqu’à la pause de midi: le corps envoie les hormones qui permettent de faire face au stress et tout va pour le mieux. Voici le moment du déjeuner, mmmm, un bon break d’une heure, se changer les idées, rire un coup, se nourrir … le corps recharge ses batteries et c’est reparti pour l’après-midi, et ainsi de suite jusqu’au sommeil.

Le stress, une réaction normale du corps.

L’ennui, c’est que, comme ils sont enthousiastes et qu’ils prennent des initiatives, les autres personnes Mum is backleur « proposent » de plus en plus de projets ou d’à côté. Cela semble logique! Tout le monde est content! Sauf qu’au bout d’un moment, qu’est-ce que Samir et Chloé font? Comme vous et moi, certainement : ils sautent une pause afin de pouvoir boucler tous leurs projets. Ou un autre jour si c’est nécessaire, ils mangent un sandwich vite fait devant leur ordinateur. Une autre fois, ils sautent la pause ET mangent devant l’ordinateur. Et ainsi de suite. Jusqu’à consulter ses messages en vacances, voire passer une demi-journée par jour de vacances, connecté avec le boulot. Et ça marche. Quelle économie de temps! Combien de travail on a pu abattre, du coup! Quelle joie de pouvoir faire plus dans le même temps imparti!

Sauf que, et voilà la limite à ne pas franchir, on se dit qu’on devrait faire ça tous les jours.

shutterstock_329415260Alors pourquoi est-ce que ce corps, qui sait si bien nous aider à compenser une fois ou l’autre, ne veut pas le faire plus longtemps?

Tant que nous sommes dans un cycle stress-ressourcement, nous pouvons affronter de nouveaux défis, puisque nous avons ré-généré nos ressources. Ce qui se passe, c’est qu’en cas de stress, le corps accentue sa production de cortisol, hormone nécessaire pour faire face. Privé de pause, le corps ne peut activer le mécanisme de régulation hormonale. Au bout d’un moment, le cortisol agit comme un poison pour pour notre corps: nous attrapons tous les virus qui passent par manque d’immunité,

nous ne pouvons plus nous concentrer, nous avons des pertes de mémoire, notre perception spatio-temporelle est altérée. De ce fait, nous commençons à avoir des « presqu’accidents », comme freiner un peu trop tard et emboutir la voiture d’en face (heureusement il n’y a pas de dégâts, se dit-on) ou des incidents « stupides ». Ou par exemple se casser la jambe en descendant notre escalier habituel, par précipitation ou mauvaise appréhension des distances. Ou encore se retrouver en face de personnes à qui nous avons annoncé qu’il y avait deux points majeurs à notre réponse et rester tout-à-coup calé, en nous demandant de quoi nous pouvions bien être en train de parler à ces personnes qui, suspendues à nos lèvres, attendent cette annoncée deuxième partie à votre réponse. Ou encore, au moment de remplir un formulaire, nous n’avons plus aucune idée du mois dans lequel nous sommes. Et ainsi de suite. Nous sommes probablement en début- ou carrément en- burnout. Voilà, le mot est écrit.

TenirLe burnout ce mot mal aimé. Et oui … Il faut savoir qu’une des caractéristiques du burnout, c’est le déni. « Moi, en burnout? Mais non c’est passager! »,  « Moi, en burnout? M’enfin, c’est le mot à la mode actuellement ou quoi??? », … Si l’entourage peut parfois percevoir que quelque chose ne va pas, la personne elle-même ne s’en rend pas compte. Elle est convaincue que c’est passager, que ce n’est pas grave. « De toute façon, ce n’est pas le moment. Je ne peux pas craquer ».

Il se peut parfois qu’elle écoute quand même et décide de se ressourcer comme avant: aller marcher en forêt, ou faire du shopping, ou encore autre chose qui lui faisait du bien. Et malheureusement, il arrive que ces moments qui la ressourçaient ne la ressourcent plus. Elle a suivi les conseils et est allée se ressourcer comme avant mais … il ne se passe rien. Et la personne de se dire que ces moments ne fonctionnent plus, alors « pourquoi gâcher du temps à y retourner alors que cela lui prend du temps et qu’elle a bien besoin de tout son temps car doit absolument finir ceci, terminer cela, … ». TENIR.

De plus, il arrive souvent que Samir et Chloé soient perfectionnistes. Raison de plus pour les autres de Tenir Encore Image.001leur confier du travail, vu que c’est bien fait. Et raison de plus pour eux de ne pas lâcher: on compte sur eux. Malheureusement, à ne pas voir – et ce n’est pas leur choix conscient de ne pas voir, ils ne voient pas, tout simplement: on parle de cécité psychologique-, Samir et Chloé continuent encore plus fort. S’ils deviennent deux fois plus lents, ils feront deux fois plus attention. S’ils ne peuvent plus se concentrer, ils le feront en plusieurs fois. Ils tiennent. Parfois jusqu’à des extrêmes: Samir arrive devant la porte de son travail et, au moment de la pousser  pour entrer, il se dit que ce n’est plus possible et retourne se coucher pour trois mois. Ou encore Chloé qui s’évanouit subitement et puis reste à la maison pour de nombreux mois.

Allumettes rosesAlors, ce qui nous fait stresser est très personnel et dépend d’une personne à l’autre. Certaines personnes abattent une quantité de travail considérable tout en pétant la forme! Elles ne sont pas stressées par ce qui nous stresse nous – et vice versa! Le stress peut provenir de tas de sources, dont par exemple, d’une différence entre ce que nous voudrions faire et ce que nous faisons : nous adorons notre métier mais plus dans les circonstances où il se produit actuellement. Ou encore, nous ne nous sommes jamais vraiment écoutés et en fait, nous voulons faire autre chose.

Une fois en burnout, nous vivons trois épuisements :

  • un épuisement émotionnel (nous devenons irritables par exemple),
  • un épuisement physique (cela peut prendre la forme d’une fatigue dont on n’arrive pas à se débarrasser),
  • un épuisement intellectuel (un signe peut être de s’y reprendre à plusieurs fois pour lire une page alors qu’avant on lisait un livre par semaine).

Une fois en burnout, nous perdons notre empathie sur le lieu de travail : nous faisons preuve d’un shutterstock_342403691détachement nouveau, il nous arrive d’être cynique ou tout à coup agressif ou encore avoir des comportements aberrants.

Une fois en burnout, nous perdons notre enthousiasme et notre satisfaction professionnelle : « avant, j’aimais mon travail mais là, dans ces conditions là … ». Pour ce dernier point, il est fréquent de se dire que c’est de notre faute, que nous avons changé, que nous ne savons pas nous adapter, que nous devrions encore aimer ce travail, etc.

Alors que le burnout peut être le symptôme d’un dysfonctionnement d’équipe.

shutterstock_239545516En constatant tout cela, il peut être vite dit que nous entrons en dépression. Mais le burnout n’est pas une dépression, c’est un état de crise qui se limite à un domaine particulier, très souvent le professionnel.

Alors que faire si vous vous retrouvez un jour en burnout?

Pour s’aider à sortir de cette crise, il sera important d’aborder différentes dimensions.

  • Tout d’abord, il est important de disposer d’un diagnostic médical accompagné d’un suivi avec un médecin informé – et lui-même non en burnout.
  • Il s’agira de sortir du déni et de ré-apprendre à se connecter à notre humanité ; prendre conscience de notre « unité corps, cerveau, cœur » : les hormones les habitent tous et les influencent tous. La sophrologie, par exemple, aide beaucoup. Ou le mindfulness.
  • Une fois que la personne a retrouvé suffisamment d’énergie, elle pourra bénéficier d’un suivi psychologique. Celui-ci va aider, entre autres, à revisiter certaines certitudes, celles qui ont contribué à nous emmener en burnout. Et nous aider à en choisir de nouvelles, plus adaptées à ce que notre vie est devenue.
  • Ensuite, un suivi en termes de coaching va aider à mettre en pratique et dans le relationnel au travail, les nouvelles croyances adoptées en thérapie. Le coaching prépare ainsi le retour au travail (le même ou un autre).
  • Enfin et aussi en premier lieu, la qualité de notre alimentation est une des bases fondamentales de l’énergie dont nous disposons.

YouAreNotAloneAttention, nous ne sommes pas, en tant qu’individu, seul en cause en cas de burnout. Il y a aussi l’organisation dans laquelle on travaille. Y retrouve-t-on équité? Autonomie? Relations constructives? Charge de travail adaptée? Reconnaissance juste? Valeurs vécues et non écrites sur un panneau accroché au mur des couloirs? Vision présente et partagée? Règles du jeu claires? Bien que nous soyons un acteur du système, nous n’avons pas toute puissance à changer celui-ci si nécessaire.

Disposons-nous d’un réseau familial et social soutenant? Un partenaire, des amis, une famille? Est-ce possible d’avoir un équilibre professionnel et familial ou est-ce plus difficile comme quand je suis seul(e) avec mon enfant et isolé?

Et moi, suis-je enthousiaste, avec un sens aigu des responsabilités, une difficulté à dire non et un perfectionnisme quotidien?

Le burnout est un état de crise multi-factoriel.

Alors, pour ceux qui pensent qu’ils sont en burnout ou en passe de l’être, nous pouvons vous donner, pontsuite à la conférence que nous avons organisée sur le sujet, des références de personnes spécialisées dans le domaine. Ainsi aurez-vous un vrai diagnostic et de suite les bonnes personnes autour de vous.

Pour ceux qui ne sont pas en burnout mais qui se savent passionnés, entreprenants, impulsifs, idéalistes, perfectionnistes, responsables ou n’osant pas dire non et qui  veulent surtout veiller à ne pas entrer en burnout, nous proposons un atelier d’une journée ressources où nous vous aidons à identifier ce qui vous vide de votre énergie, ce dont vous avez besoin pour vous ressourcer et comment vous pouvez veiller à dire oui à ce qui vous convient et non quand vous souhaitez dire non, pour que vous puissiez poser des choix tant que c’est encore assez facile de le faire. Vous repartirez avec des pistes de ce que vous pouvez poursuivre comme démarche.

Grand écartSi vous êtes célibataire, professionnel passionné, perfectionniste avec un sens aigu des responsabilités, que vous travaillez plus que de raison, avec votre famille loin de vous, que vous avez laissé tomber vos loisirs privés et que vous avez du mal à dire non … que vous vous investissez beaucoup, posez-vous la question « se donner corps et âme : vraiment? »

Source : conférence sur le burnout, tenue par Roger Ortmans et organisée par SoEssential le 15/09/2015 à Avin. Merci à Danielle Massart, médecin spécialisée entre autres en gestion du burnout et pair très appréciée, pour sa relecture attentive.

Se donner corps et âme: vraiment? (10/11)

pontAlors, pour ceux qui pensent qu’ils sont en burnout ou en passe de l’être, vous pouvez nous demander, suite à la conférence que nous avons organisée sur le sujet, des références de personnes spécialisées dans le domaine. Ainsi aurez-vous un vrai diagnostic et de suite les bonnes personnes autour de vous.

Pour ceux qui ne sont pas en burnout mais qui se savent passionnés, entreprenants, impulsifs, idéalistes, perfectionnistes, responsables ou n’osant pas dire non et qui  veulent surtout veiller à ne pas entrer en burnout, nous proposons un atelier d’une journée ressources où nous vous aidons à identifier ce qui vous vide de votre énergie, ce dont vous avez besoin pour vous ressourcer et comment vous pouvez veiller à dire oui à ce qui vous convient et non quand vous souhaitez dire non, pour que vous puissiez poser des choix tant que c’est encore assez facile de le faire. Vous repartirez avec des pistes de ce que vous pouvez poursuivre comme démarche.

Se donner corps et âme : vraiment? (9/11)

YouAreNotAloneAttention, nous ne sommes pas, en tant qu’individu, seul en cause en cas de burnout. Il y a aussi l’organisation dans laquelle on travaille. Y retrouve-t-on équité? Autonomie? Relations constructives? Charge de travail adaptée? Reconnaissance juste? Valeurs vécues et non écrites sur un panneau accroché au mur des couloirs? Vision présente et partagée? Règles du jeu claires? Bien que nous soyons un acteur du système, nous n’avons pas toute puissance à changer celui-ci si nécessaire.

Bonhonne bleu parmi 4 bonshommes grisDisposons-nous d’un réseau familial et social soutenant? Un partenaire, des amis, une famille? Est-ce possible d’avoir un équilibre professionnel et familial ou est-ce plus difficile comme quand je suis seul(e) avec mon enfant et isolé?

Et moi, suis-je enthousiaste, avec un sens aigu des responsabilités, une difficulté à dire non et un perfectionnisme quotidien?

Le burnout est un état de crise multi-factoriel.

Se donner corps et âme: vraiment? (8/11)

shutterstock_239545516En constatant tout cela, il peut être vite dit que nous entrons en dépression. Mais le burnout n’est pas une dépression, c’est un état de crise qui se limite à un domaine particulier, très souvent le professionnel.

Alors que faire si vous vous retrouvez un jour en burnout?

Pour s’aider à sortir de cette crise, il sera important d’aborder différentes dimensions.

  • Tout d’abord, il est important de disposer d’un diagnostic médical accompagné d’un suivi avec un médecin informé – et lui-même non en burnout.
  • Il s’agira de sortir du déni et de ré-apprendre à se connecter à notre humanité ; prendre conscience de notre « unité corps, cerveau, cœur » : les hormones les habitent tous et les influencent tous. La sophrologie, par exemple, aide beaucoup. Ou le mindfulness.
  • Une fois que la personne a retrouvé suffisamment d’énergie, elle pourra bénéficier d’un suivi psychologique. Celui-ci va aider, entre autres, à revisiter certaines certitudes, celles qui ont contribué à nous emmener en burnout. Et nous aider à en choisir de nouvelles, plus adaptées à ce que notre vie est devenue.
  • Ensuite, un suivi en termes de coaching va aider à mettre en pratique et dans le relationnel au travail, les nouvelles croyances adoptées en thérapie. Le coaching prépare ainsi le retour au travail (le même ou un autre).
  • Enfin et aussi en premier lieu, la qualité de notre alimentation est une des bases fondamentales de l’énergie dont nous disposons.

Se donner corps et âme: vraiment? (7/11)

shutterstock_342403691Une fois en burnout, nous perdons notre empathie sur le lieu de travail : nous faisons preuve d’un détachement nouveau, il nous arrive d’être cynique ou tout à coup agressif ou encore avoir des comportements aberrants.

Une fois en burnout, nous perdons notre enthousiasme et notre satisfaction professionnelle : « avant, j’aimais mon travail mais là, dans ces conditions là … ». Pour ce dernier point, il est fréquent de se dire que c’est de notre faute, que nous avons changé, que nous ne savons pas nous adapter, que nous devrions encore aimer ce travail, etc.

Alors que le burnout peut être le symptôme d’un dysfonctionnement d’équipe.

Se donner corps et âme : vraiment? (6/11)

Allumettes rosesAlors, ce qui nous fait stresser est très personnel et dépend d’une personne à l’autre. Certaines personnes abattent une quantité de travail considérable tout en pétant la forme! Elles ne sont pas stressées par ce qui nous stresse nous – et vice versa! Le stress peut provenir de tas de sources, dont par exemple, d’une différence entre ce que nous voudrions faire et ce que nous faisons : nous adorons notre métier mais plus dans les circonstances où il se produit actuellement. Ou encore, nous ne nous sommes jamais vraiment écoutés et en fait, nous voulons faire autre chose.

Une fois en burnout, nous vivons trois épuisements :

  • un épuisement émotionnel (nous devenons irritables par exemple),
  • un épuisement physique (cela peut prendre la forme d’une fatigue dont on n’arrive pas à se débarrasser),
  • un épuisement intellectuel (un signe peut être de s’y reprendre à plusieurs fois pour lire une page alors qu’avant on lisait un livre par semaine).